Bio

Michel PetrossianAprès les études de violoncelle et de guitare Michel Petrossian étudie la composition avec Jacques Charpentier au Conservatoire National de Région de Paris (CNR) et Allain Gaussin au Conservatoire du Centre, le contrepoint et l’harmonie avec Isabelle Duha à l’École nationale de musique d’Issy-les-Moulineaux, l’orchestration avec Alain Louvier et l’analyse musicale avec Jacques Casterède au CNR de Paris.

De 1995 à 1997 il est boursier de la Fondation Calouste Gulbenkian (Portugal).
Durant ses études au CNR de Paris il fonde, avec le pianiste Philippe Guilhon-Herbert, le groupe « Lorsque » constitué des élèves de ce Conservatoire et des musiciens venus du monde de jazz-rock. Le groupe expérimente les associations entre la musique contemporaine et les musiques dites actuelles, et se produit en concert.

En 1996, Michel Petrossian obtient un Premier prix d’analyse avec félicitations du jury au CNR de Paris, pour lequel il obtient une bourse de la SACEM.

En 1997, il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP) et étudie d’abord avec Emmanuel Nunes, avant de poursuivre ses études dans la classe de Composition de Guy Reibel. Il intègre également la classe de musique de l’Inde, dirigée par Patrick Moutal et suit des cours de Gilles Léothaud en Ethnomusicologie.
Parallèlement il continue la pratique de la guitare, notamment au sein d’un duo avec le percussionniste égyptien Gad Hisham, et enregistre la partie de guitare électrique dans « D’un espace déployé » de Gilbert Amy pour soprano et deux orchestres sous la direction de Pascal Rophé.

En 1998, il écrit la musique pour un court métrage Lacanau-Océan présenté à la Cité de la Musique et à la télévision, ainsi qu’à Prague et à Londres, dans le cadre du festival des Premiers Films. Il collabore dans ce cadre avec le saxophoniste de jazz Christophe Monniot. Il est invité en octobre 1998 et mars 1999 à participer aux séminaires organisés par le Centre des écritures cinématographiques (CECI) qui se déroulent au Moulin d’Andé.
Soucieux de faire connaître la musique de son temps, il fonde en décembre 1998, avec le compositeur Jérôme Combier, l’ensemble Cairn, constitué des élèves du CNSMDP. L’ensemble promeut la musique du XXème siècle, notamment celle des compositeurs vivants, et produit de nombreux concerts où différentes formes d’art dialoguent.

En 1999 Michel Petrossian participe à la 10ème session de composition à la Fondation Royaumont, et est sélectionné parmi les participants de cette session pour une double résidence au Canada (Domaine Forget et Montréal) et en France (l’Abbaye de Royaumont et le Conservatoire de Sarcelles). Il honore ainsi une commande pour le Nouvel Ensemble Moderne (Canada) et l’ensemble l’Instant Donné (France) en 2000.
En 1999, le Musée de l’Armée lui commande une pièce pour piano qui est créée le 16 mars de la même année au salon d’Honneur de l’Hôtel des Invalides par le pianiste Pascal Godart.

En 2000 l’Académie des Beaux Arts –Institut de France lui décerne le Prix Veuve Buchère.
La même année le CNR de Limoges l’invite en résidence et lui commande une œuvre pour chœur et orchestre qui est créée en mai au Grand Théâtre de la ville.
Ses œuvres sont diffusées sur France Musique et France Culture.

En 2001 Michel Petrossian obtient son Diplôme de Formation Supérieure au CNSMDP qui comporte des Prix de Composition (avec « Epiphaneia » pour six chanteurs solistes et orchestre), et d’Analyse, ainsi que des certificats d’Orchestration, Musique classique de l’Inde et l’Ethnomusicologie.

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Après ce parcours son intérêt le porte vers les civilisations anciennes et la philologie, et les liens entre l’art et le religieux. Il se consacre à l’étude approfondie de l’Hébreu, Grec, Ougaritique, Araméen, Babylonien, Vieux slave et Arménien à l’École des langues et des civilisations de l’Orient ancien ainsi qu’à la Sorbonne où il obtient un Master.

Boursier de la Fondation des Chevaliers de Saint Jean, Michel Petrossian séjourne une année à l’École biblique et archéologique française de Jérusalem. Il entreprend des voyages d’étude dans la région, et est amené à s’intéresser à la musique du Proche Orient ancien ainsi qu’à la musique de la Grèce antique.
Actuellement il écrit un ouvrage consacré à la musique de la Grèce antique avec Annie Bélis, professeur de la musique grecque à l’Ecole Normale Supérieure rue d’Ulm. Ensemble, ils enregistrent quatre émissions consacrées au sujet sur les ondes de Fréquence Protestante.
Michel Petrossian anime d’autres émissions sur cette radio, consacrées aux liens entre texte et musique dans les civilisations anciennes, et sur les traditions musicales juives et chrétiennes. On peut mentionner, entre autres, la série « Chants chrétiens anciens et liturgies d’Orient » en novembre 2011, ou cinq émissions sur le chant grégorien avec le musicologue et chef de chœur Frédéric Rantières (diffusion en mars 2014).

Ce changement de centre de gravité dans ses intérêts et ses préoccupations l’emmène à ralentir son activité de compositeur pendant quelques années.

Cependant, la richesse des expériences personnelles, les nouveaux horizons – philologiques et historiques, – la prise de conscience des liens entre le sens et le son d’un texte, des rencontres nouvelles et des sollicitations diverses en tant que compositeur le conduisent à renouer avec la composition musicale avec force.

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Il compose alors plusieurs pièces, et notamment un Concerto pour piano et orchestre In the Wake of Ea. Avec cette œuvre Michel Petrossian remporte le Grand Prix International Reine Elisabeth de Composition 2012. Son œuvre est choisie parmi les 141 partitions soumises au jury. Elle est interprétée au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles par les douze finalistes du Concours Reine Elisabeth de piano et l’Orchestre national de Belgique placé sous la direction de Marin Alsop, du 27 mai au 1er juin 2013. Les concerts sont retransmis en direct sur les principales chaînes de la radio et la télévision belge, ainsi que sur les chaînes hollandaises et sur Internet. L’œuvre est également éditée sur CD dans la version de Boris Giltburg, Premier Prix du Concours Reine Elisabeth. Ce concerto, que quatre lauréats du Concours Reine Elisabeth ont choisi d’inscrire dans leur répertoire, sera donné à la saison 2014-2015 en Ukraine par la pianiste Dina Pisarenko, dans le cadre du Festival Donbass Modern Music Art où Michel Petrossian est invité également pour donner un master class pour présenter sa musique, et pour participer au jury d’un Concours de composition. En mai 2014, le concerto sera également redonné en Arménie par le pianiste Rémi Geniet, Deuxième Prix du Concours Reine Elisabeth de Piano, avec l’Orchestre Philharmonique d’Arménie.

Pour la saison 2015-2016 Michel Petrossian est engagé dans plusieurs projets incluant une œuvre pour l’ensemble de musique médiévale Vox in Rama qui dialoguera avec les œuvres polyphoniques de la Renaissance, une œuvre s’appuyant sur un texte en grec ancien pour l’ensemble Kérylos spécialisé dans la musique antique gréco-romaine et une commande d’œuvre pour chœur, quatre solistes et orchestre qui reprend la formation du Requiem de Mozart.

Certaines oeuvres de Michel Petrossian sont éditées par les Editions Gravis (Berlin) .