Michel Petrossian est attiré par le monde de l’art depuis son enfance,  ayant commencé par la peinture, puis étudiant le violoncelle et la guitare, avant de se tourner définitivement vers la composition de sa propre musique.

Diplômé du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris il co-fonde durant ses études l’ensemble Cairne dédié au répertoire contemporain et au dialogue entre différentes forms artistiques.

Très tôt il bénéficie de commandes et de residences en France comme à l’étranger, et sa musique est diffusée sur France Musique et sur France Culture.

Il se passionne ensuite pour les civilisations anciennes et étudie une dizaine de langues qui leur sont liées. Il soutient un Master en lettres classiques à la Sorbonne, enseigne l’hébreu biblique à l’Institut Catholique de Paris et séjourne un an à l’Ecole archéologique française de Jérusalem où les études de terrain le conduisent à s’intéresser à la musique du Proche Orient ancien. Il enseigne sur ce sujet à l’Institut Polis (Jérusalem) et collabore avec Annie Bélis, alors professeur à l’Ecole Normale rue d’Ulm, directrice de recherches au CNRS et spécialiste de la musique grecque antique.

Il voyage abondamment dans des pays en lien avec l’histoire ancienne tels que l’Iran, l’Ethiopie, Israël, l’Ouzbékistan, la Jordanie, le Chypre, l’Arménie ou la Géorgie… Fort de ces expériences, il investit la composition de façon nouvelle ; son concerto pour piano  In the Wake of Ea, inspiré d’une tablette babylonienne, est choisi parmi les 141 partitions soumises au jury du Concours International de Composition Reine Elisabeth et remporte le Grand Prix en 2012.

L’année suivante Michel Petrossian reçoit une commande importante ; son œuvre Ciel à vif pour solistes, chœur et orchestre est créée en 2015 au Théâtre du Chatelet sous la direction d’Alain Altinoglu. La même année il reçoit une commande de l’ensemble Musicatreize. Son Horae quidem ceduntpour 12 voix solistes sur un texte latin de Virgile est créé au Festival d’Aix en Provence et redonnée plusieurs fois en France comme à l’étranger, notamment à New York.

En 2016 Michel Petrossian est l’un des trois compositeurs sollicités, avec Gad Barnéa et Thierry Escaich, pour un concert-événement à Saint-Etienne du Mont placé sous le patronage de Caroline de Hanovre, où trois œuvres basées sur des textes du livre de Jérémie, en hébreu, grec et latin, sont créées.

Commande de l’Etat, un projet d’envergure de Michel Petrossian intitulé Amours sidoniennes est créé au Grand Théâtre de Provence en 2017. Cette vaste fresque pout chœur d’hommes et ensemble instrumental est basée sur des inscriptions en grec trouvées dans une cave funéraire sidonienne à Beit Gouvrin (Israël), le compositeur ayant participé à des études de terrain sur ce site.  L’œuvre est re-programmée au Grand Auditorium de Lyon en 2022.

En 2017, à l’occasion de l’ouverture d’une nouvelle salle dédiée à sa collection d’icônes le musée du Petit Palais sollicite Michel Petrossian pour un dialogue musical avec une icône crétoise du XVIIème siècle, joyau de la collection. Chanter l’icône est une œuvre pluridisciplinaire où se mêlent musique, texte et images. L’œuvre a été redonnée à plusieurs reprises, depuis son élaboration lors d’une résidence à la Casa musicale de Pigna et sa création à l’auditorium du Petit Palais.

Elargissant ses intêts musicaux et répondant à des sollicitations, Michel Petrossian est également actif dans le domaine de la musique à l’image. Il a co-signé  en 2018 la musique originale du film Bravo, virtuose! pour lequel il avait conçu un concerto pour clarinette et orchestra joué par Philippe Berrod. En 2019 il est l’auteur de la musique originale du film Gloria mundi de Robert Guédiguian (Prix de la meilleure interpretation feminine à la Mostra de Venise, 2019 et Swann d’Or du meilleur film au Festival de Cabourg, 2020).

Actuellement il collabore avec le réalisateur Emmanuel Courcol sur un nouveau film qui confronte l’univers de la musique symphonique et celui de la fanfare du Nord de la France.

Parmi les projets d’envergure récents il faut mentioner l’opéra-oratorio de Michel Petrossian Le Chant d’Archak sur un livret original de Laurent Gaudé. D’une durée d’1h, l’oeuvre sollicite deux chefs d’orchestre, douze voix solistes, un ensemble instrumental et un choeur. La partition a été créé à l’Auditorium de Radio France en 2018, et donnée également dans l’enceinte du monastère de Tatev en Arménie.

Ces dernières années plusieurs projets aux Etats Unis viennent enrichir ses expériences : le travail avec le pianiste Andrew Tyson qui a donné la creation américaine  de La lutte ardente du vert et de l’or (Carnegie Hall, 2015 et critique élogieuse dans the New York Times), la contribution au projet Rhapsodies Around The World où un compositeur par continent est choisi (University of Michigan, 2016), Latens deitas , commande de l’University of Notre Dame, IN (2019) et deux commandes pour Dilijan Chamber Music Series, Los Angeles, le trio A fiery flame, a flaming fire (2017) créé au Zipper Hall qui a été également enregistré sur le CD “Modulation necklace”, et le quatuor à cordes Liber Secretorum Henoch inspiré par le séjour du compositeur en Ethiopie (2019).

Actuellement Michel Petrossian travaille sur une oeuvre pour violon commandée par le Concours International Tibor Varga (Suisse), l’un des rendez-vous principaux du monde du violon aujourd’hui. Il a également reçu une commande du Festival Printemps des Arts Monté Carlo pour un nouveau ballet qui sera créé en 2022.

Un CD monographique de sa musique vocale par l’Ensemble Musicatreize sera enregistré à l’automne 2021.

La musique de Michel Petrossian est publiée par les Editions Gravis (Berlin).